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>Publications
 
 
   
Publications
   
   
publications

Depuis 2001,
La Médiathèque Municipale
 
édite la collection des « Cahiers de la Médiathèque »

 
(12 septembre 2009)
 

Naissance et évolution d'une station de villégiature
Par Geneviève Négrel chercheur au Service de l'Inventaire Général et du Patrimoine

 
 

Cet ouvrage marque une étape importante dans la progression des recherches menées sur l’histoire du développement de Saint-Raphaël. Grâce au Service de l’Inventaire Général et du Patrimoine, de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, nous est proposée dans un quatrième « Cahier de la Médiathèque » une vision à la fois plus large et inédite de notre patrimoine.

L’Inventaire Général du Patrimoine conduit des enquêtes en plusieurs phases, faisant alterner étude des œuvres sur le terrain et recherche des sources éclairant leur histoire. Chaque édifice ou objet inventorié fait l’objet d’un dossier, illustré de photographies et de relevés, synthétisé dans une notice informatique.

L’étude de la station de Saint-Raphaël, par Geneviève Négrel, chercheur au S.I.G.P, s’inscrit dans une thématique nationale, celle du patrimoine de la villégiature, qui est particulièrement riche dans notre région.

Depuis la deuxième moitié du XIXe siècle la villégiature constitue la trame de notre tissu urbain, elle est partie intégrante de l’identité culturelle raphaëloise. Une identité qui s’est enrichie au cours du temps de multiples influences dont de vastes et belles demeures de caractère restent les plus beaux fleurons architecturaux. Beaucoup d’entre elles, désormais protégées, sont encore présentes et contribuent à embellir nos quartiers.

La station de villégiature de Félix Martin se caractérise, à la fin du XIXe siècle, par ses grandes villas aristocratiques, réalisées notamment par l’architecte Pierre Aublé. L’ouvrage apporte aussi un éclairage spécifique sur l’architecture de l’entre-deux-guerres, avec les débuts de la modernité, ainsi que sur le milieu du XXe siècle, qui représente un patrimoine moins prestigieux, parfois décrié ou tout simplement ignoré, mais qui fait désormais partie intégrante de notre histoire architecturale.

Enfin, il adopte un point de vue, qui, au-delà de la seule architecture, s’élargit à d’autres questionnements : comment un village côtier, doublé d’un petit port de pêche et de commerce, peut-il se transformer en station de villégiature ? Comment une mutation morphologique s’accompagne-t-elle de transformations sociologiques ? Quelles sont les caractéristiques d’un urbanisme « de villégiature » ?

A travers des partis pris originaux et un regard renouvelé sur Saint-Raphaël, c’est donc une partie de l’histoire régionale qui se dévoile.
 
 
(29 février 2008)
 

Eugène Fromentin à Saint-Raphaël : regard d’un peintre en 1852
Par Barbara Wright

 
 

Peintre, écrivain, critique d’art, Eugène Fromentin (1820-1876) est un des orientalistes majeurs du XIXe siècle. En 1852, il choisit Saint-Raphaël comme destination pour son voyage de noces avant de s’embarquer quelques mois plus tard pour l’Algérie. Durant ce séjour, l’artiste ne cesse de s’entraîner sur des sujets que lui offre ce cadre de vie : Saint-Raphaël n’est alors qu’un paisible village de pêcheurs. Le PLM et la villégiature n’existent pas encore. L’œuvre picturale de Fromentin apporte ainsi un témoignage précieux sur la commune et ses habitants, enrichi par la correspondance qu’il entretient avec ses proches pendant son séjour.

Rédigé par le professeur Barbara Wright de l’Université de Dublin, éminente spécialiste de la littérature et de la peinture française du XIXe siècle, l’ouvrage propose une recherche inédite, illustrée de nombreuses et intéressantes reproductions des œuvres exécutées à Saint-Raphaël.

 
Une présentation d'Eugène Fromention par Barbara Wright
 
La bibliographie d'Eugène Fromentin
 
  Voir aussi la fiche Eugène Fromentin du fonds patrimonial
 
 
(2001)
 

1851,
de Saint-Raphaël à Roquebrune : une marche pour la République
par Renée Benjamin, Dominique Miraglio et Marthe Régis

 
 

En réaction au Coup d’Etat de 1851, les Varois fidèles à la République se soulèvent.

Par une froide matinée de décembre un groupe de Raphaëlois, de Fréjusiens et de Pugétois se met en route pour aller défendre la Constitution et la République bafouées. L’histoire n’a retenu de cet épisode que celui d’une marche peu glorieuse qui s’interrompra à Roquebrune. Cet ouvrage s’attache à exposer les véritables raisons de ce brusque arrêt.

Le destin de ces républicains s’interrompt-il le 7 décembre 1851 ?
Que sont devenus Calixte Mireur et ses compagnons ?

 
 
 
 

Extrait d’une présentation du livre sur le site 1851.fr

 

2 Décembre 1851

Acceuil Site officiel de la ville de Saint-Raphaël Site officiel de la ville de Saint-Raphaël Avec Calixte Mireur,
cordonnier à Saint- Raphaël

   
 

Mon père, c’était un proscrit de 1851. Il s’était insurgé contre le coup d’État du 2 Décembre ! Pour ne pas se faire prendre, il s’était caché dans l’Estérel. Il avait fait très froid cet hiver-là... Heureusement, le brave Roure leur apportait des provisions en cachette ! La nuit, quelquefois, mon père venait rejoindre ma mère, mais une fois, ils ont failli le prendre ! Il s’est échappé par la porte de derrière, il n’avait même pas eu le temps d’enfiler ses “brailles”.

Ils l’avaient condamné par contumace.

Après, ils nous ont “dépossédés”. Ils nous ont pris les terres du bord de mer. Mais quand la République est revenue, alors c’est moi qui menais la première farandole, et j’étais toute en rouge’”.

Ce récit de mon arrière grand-mère, née Marie Mireur (1851-1936), je l’entendis souvent, répété par mon père Charles Bros, d’une voix vivante d’émotion, de fierté certainement, qui témoignait de sa vénération pour cette grand-mère paternelle qui l’avait élevé (il devint orphelin à 4 ans) mais aussi pour “La République” !

 

Calixte Mireur
© Collection Renée Benjamin